EARWICKER

EARWICKER est une société de production indépendante fondée en 2017 par les cinéastes Judith Abensour, Thomas Bauer, Silvia Maglioni, Mathias Sabourdin et Graeme Thomson. En 2022, les artistes Nicolas Moulin, Carolina Saquel-Martinez et Barbera Visser deviennent associés, Ghazi Barakat assure la Présidence. Ensemble, ils produisent et co-produisent des films qui questionnent les limites des formes, des genres et des langages sans se préoccuper des frontières entre fiction et documentaire. Tous les projets se développent de manière collégiale sous la forme d'un collectif à géométrie variable.

Judith Abensour

Réalisatrice et enseignante en théorie des arts à l’École nationale supérieure des Arts décoratifs. Son dernier film, Foedora, aborde l’histoire du Musée palestinien de Birzeit en Palestine, et a été sélectionné dans le cadre du festival Cinéma du réel 2021.

Thomas Bauer

Cinéaste et professeur, il travaille sur l’évolution de la notion d’interactivité des médias. Il intervient régulièrement aux beaux-arts de Grenoble, Valence, Cergy-Pontoise, Toulouse ainsi qu’aux Arts Décoratifs à Paris.  En 2008, il réalise sous le titre générique Capitaine, par exemple, un film, une émission radiophonique (Atelier de création radiophonique, France Culture) et une micro architecture avec Laurent Charpin et Raphaëlle Perron. 

Nicolas MOULIN

Photographe et cinéaste, il construit des environnements déconcertants, vides de présence humaine et seulement peuplés par les ruines modernes volumineuses. Inspirés par les récits de science-fiction de J. G. Ballard et Philip K. Dick, ces mondes désolés semblent porter la mémoire d’une utopie déchue dans une esthétique proche du romantisme allemand.

Carolina SAQUEL 

In the videos she has produced, she uses moving image as a power enabling the alteration of time. Throughout her work she has questioned the relationship between her videos and painting, as well as the sculptural use that could be made of them. She uses nature as raw material, playing on textures, tones, the relationships between shade and light. She gives much importance to the rhythms of the images through perspective and leveling effects, complex movements of the camera or on the contrary insists on immobility and the strict definition of the framed image.

FILMS

FOERDORA
de Judith Abensour

En mai 2016, à Ramallah, a ouvert le Musée de la culture et de l'histoire de la Palestine. Inauguré vide, il le restera pendant plusieurs mois jusqu'à ce que se prépare la première exposition, dédiée à Jérusalem. Le film se déroule pendant cette période de transition, durant le chantier d'une ville rêvée, contrepoint d'une réalité politique qui rend de plus en plus hypothétique la perspective d'un futur État palestinien.

RENE O
de Thomas Bauer

D ’abord, on le voit prendre la route, puis, longuement, rouler pour aller faire ses courses sur un hypermarché loin du centre ville. De retour à son restaurant, assis à une table, il se met à parler, face caméra.
Qui est René Orduna. 
Ni héros, ni victime, Rene se fait seulement le témoin de sa propre existence durant les années 70-80 aux États-Unis. Période de nomadisme, géographique et amoureux dont les seuls repères étaient alors festifs, voilà ce qu ’il évoque, sans regret ni nostalgie : l’hypothèse de la joie.
Et le film lui taille la place pour cette parole, jouant des couleurs et des sons comme de coussins où dignement l'asseoir.

PARADES
de Judith Abensour et Thomas Bauer

"Extérieur nuit - quelque part en Israël : "Rami, vous cherchez Rami ? Rami n’existe pas" déclare un homme en arabe. On lui rétorque : "Mais imagine qu’il existe. Qui est-il ?" Voilà le projet donné : moins chercher un personnage vrai que passer par le détour de l’invention. /.../ à Paris, devant la table de montage de ces images-là un personnage surgit : " l'interprète" magistral Laurent Poitrenaux, venu réfléchir et commenter le film, reléguant à l’arrière-plan Judith Abensour et Thomas Bauer, les véritables signataires de ces rushs réalisées à l’occasion d’un échange entre étudiants français et israéliens. Mise en abîme donc du documentaire à l’intérieur des coulisses de la fiction. 
(Nicolas Féodoroff - FIDMarseille)

FAIRE LE ZOUAVE
de Marie Vachette

Vingt-sept ans après sa création, la pièce de théâtre «  le colonel des Zouaves  » revient sur scène. Pour la première fois sans le comédien Laurent Poitrenaux, créateur du rôle en 1997, pour la première fois avec le jeune comédien Guillaume Costanza.  FAIRE LE ZOUAVE suit pas à pas le travail de transmission d'un interprète à l'autre, ce qui se joue et se passe en amont de cette première fois.  Un film d'apprentissage, comme un roman.  

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